Depuis des milliers d’années, l’être humain a été un consommateur de viande occasionnel du fait de l’absence d’alternative à la chair animale dans certaines situations. Aujourd’hui, ces temps sont révolus et il existe des modes d’alimentation différents qui nous permettent d’affranchir les animaux du joug sous lequel ils ont été injustement placés depuis si longtemps. L’exploitation des animaux pour leur viande, dans notre vie moderne, n’est en effet plus une fatalité et relève désormais de notre simple volonté.
Ainsi, consommer de la chair animale est devenu un choix, lorsqu’il était parfois une nécessité, et ce qui relève du choix engage notre responsabilité. Manger de la viande, c’est donc accepter que l’animal soit tué pour l’exercice de notre volonté. Faire le choix de ne pas en consommer, c’est donc légitimement se décharger du poids de cette décision.
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Pourquoi certains n’acceptent-ils pas ton choix ?
Il peut te paraître étonnant que certaines personnes de ton entourage te fassent remarquer l’étrangeté de ta décision, en somme que ne pas manger de viande est anormal. Cela peut être d’autant plus difficile à supporter que toi, de ton côté, tu ne te permets pas de leur communiquer un tel jugement sur leur régime.
La raison de cette situation est assez simple à comprendre. La majorité des gens acceptant la consommation occasionnelle de viande, tu fais partie d’une minorité et c’est cette différence qui est pointée. Parfois, cela n’est pas malintentionné, car la personne qui te fait remarquer avec insistance cette différence de comportement vis-à-vis de l’alimentation ne le fait que par projection. Elle analyse ton choix avec son point de vue, sans se décentrer d’elle-même, et l’interprète comme une privation que tu t’infliges. La meilleure réponse, et la plus pacifique dans ce cas, est donc de lui signifier que tu ne manques de rien, et de lui dire de ne pas s’inquiéter.
Quand, au contraire, l’avis de l’autre devient une critique, voire une provocation, ignorer reste le meilleur moyen, bien que difficile à appliquer dans certaines situations. Si le propos est agressif, ce qui est rare par ailleurs, un silence demeure la réponse la plus à même de retourner l’offense contre celui ou celle qui en est à l’origine. S’il ne l’est pas, alors une réponse peut être envisagée en questionnant le parti pris de ton interlocuteur, sans contradiction frontale. L’échange en restera alors probablement là, et ne se reproduira pas.
Comment faire en sorte d’éviter ou de faire cesser la désapprobation ?

S’il s’agit de proches, tu peux alors tenter d’expliquer ton choix posément et, souvent, ils finiront par l’accepter, du moins par ne plus l’évoquer en s’en étonnant. Leur expliquer ne suppose pas de tenter de les convaincre, ni d’essayer d’obtenir leur adhésion à la cause. Surtout, tu dois être capable de répondre à leurs questions, car leur obstination n’est souvent qu’une inquiétude pour ta personne. Notamment, il te faudra éventuellement être en mesure de leur expliquer que tu ne souffres pas de carences ni de frustration. Leur expliquer que cela n’a pas de conséquences budgétaires graves, mais que ton choix est financièrement envisageable, est également important.
Finalement, comment puis-je me comporter ?
